Atelier National de Reproduction des Thèses


 

Des mémoires numériques


22 novembre 2016 memoire numérique

 

Un nouveau projet vise à rendre totalement numériques les mémoires de master de l’université : les déposer sous cette forme, et numériser les anciens exemplaires papiers.

Des mémoires numériques

Des mémoires à numériser…
Des mémoires à numériser…

Au départ, ce sont des mémoires qui s’amoncellent dans une salle des enseignants, à l’université. Depuis 2005, faute de place et faute de temps, le service commun de la documentation n’assure plus le stockage et catalogage de ces derniers. Ils restent donc dans leurs UFR et départements respectifs. Mais ici, dans le département de sciences de l’information et de la documentation, il n’y a n’a pas de bibliothèque. Les mémoires s’empilent donc dans une pièce − c’est un comble − inaccessible aux étudiants. Et surtout, ils ne sont plus du tout catalogués. Si les enseignants qui en ont assuré le suivi sont partis, ou ne s’en souviennent plus, impossible de savoir qu’un sujet a déjà été défriché avant de se lancer soi-même. Avec le risque de réinventer la roue à chaque fois.

La situation découle d’un anachronisme : aujourd’hui, bien que les étudiants travaillent sur ordinateur depuis des décennies, le dépôt du mémoire se fait encore sous forme papier. Tandis que le dépôt numérique finit de se généraliser pour les thèses, il faut maintenant passer aux mémoires. Mais autant c’est une obligation légale pour les premières, autant pour les seconds, il n’y a pas de cadre national. Le Centre pour la communication scientifique directe (CCSD), qui gère les portails d’archives comme Hal a fait le choix se concentrer sur les articles de recherche (exceptée une base spécifique pour les sciences de l’information et de la documentation, Memsic).

Pour les mémoires, il faut que les choses s’organisent au niveau de chaque établissement. À l’Université de Lille − sciences humaines, plusieurs enseignants-chercheurs en sciences de l’information et de la documentation (Joachim Schöpfel, Stéphane Chaudiron, Bernard Jacquemin, Éric Kergosien) ont lancé un projet en ce sens.. L’équipe prépare l’opération avec des étudiants dans le cadre de projets tutorés… ou de mémoires.

« L’idée est que dès que possible, le dépôt des mémoires devienne purement numérique, explique Joachim Schöpfel, directeur de l’Atelier national de reproduction des thèses (ANRT), avec éventuellement la possibilité de garder temporairement (cinq ans) un exemplaire papier »...

https://inforum.univ-lille3.fr/2016/11/des-memoires-numeriques/


Lille, Site actuel de l’ANRT

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